otium

Le trading est un monde vaste.
Dont le seul objectif est de sortir une rentabilité des capitaux de 20 % de performance au delà des indices généraux des marchés actions, et d'au minimum de 15 % annuels, et ce sur une très longue période de travail longue d'une génération ou d'une carrière )
Ca se mesure uniquement à très long terme.
A l'échelle historique ( donc bien plus que le très long terme, les rendements des capitaux ont toujours été de 5 à 6 % ( le maximum ), avec des pointes basses sur des courtes périodes de l'ordre du siècle à 4 %.
On peut estimer que l'échelle historique ne concerne pas l'activité individuelle, et la vie de chacun. On peut aussi croire que le monde a radicalement changé et que la révolution scientifique et technique des quelques derniers siècles a changé le rendement ( le "progrès" = le rendement ) pour longtemps. En tout cas assez pour qu'on ne soit plus vivant ni nos enfants quand le balancier pourrait retourner dans l'autre sens. On peut aussi croire que nous ne pouvons agir mais seulement constater.
Pour notre génération, les 15 % annuels sont apparemment de mise. Ce sont les phénomènes de concentration dans peu de mains de la richesse supplémentaire générée par la croissance ( le progrès ).
La croissance mondiale étant de quelques % au plus, le creusement des inégalités au niveau mondial et au niveau des populations occidentales même, reflète cette concentration, qui passe essentiellement par les entreprises avant d'aboutir dans quelques mains privées.
C'est pour celà que les marchés actions sont la référence. Parce que les actions sont le lieu de la concentration de la richesse nouvelle crée. On constate que les marchés obligataires restent proches des niveaux historiques. Avec une prime qui vient de la richesse des actions sur lesquelles les états ( donc l'ensemble de la population ) prélèvent une part.

La dynamique du progrès et en même temps du capitalisme est toujours aussi forte, et sûrement pas prête de s'éteindre ( on peut lire les travaux des historiens, ... instructif... ) donc : le placement doit se faire en actions. Et pas en obligations. Ce n'est pas un choix qui comporte un risque, comme on l'a vu, car le renversement ne pourrait se faire que sur des échelles de temps historiques, celle des populations, pas des générations.
Reste que les états ont pris une dîme importante ( taux obligataires élevés ce siècle )... mais la tendance s'est clairement inversée à mon avis.

Le trading là dedans ( pourquoi je raconte tout ça ?? je sais même pas... )

Distinguer le placement de capitaux libres et l'activité de trading. Le placement de capitaux libres obéit aux règles ci dessus. Il s'agit de prêter contre rémunération le capital accumulé sur un individu. C'est une opération qui DOIT avoir pour résultat la concentration de la richesse. C'est sa seule utilité. Elle se fait suivant la tendance historique. En action donc aujourd'hui.

Le trading est un travail, de négoce comme dit justement. Il s'oppose totalement au capitalisme. C'est élémentaire. Qui a son utilité sociale et humaine si l'on adhère à l'économie de l'humanité telle qu'elle est.
Rémunéré fonction de l'intelligence ( la valeur ajoutée, l'information ... ) et du temps d'activité, et de plus fonction croissante de la puissance de travail ( le capital, l'équivalent du tracteur pour l'agriculteur; plus on est gros plus on doit être efficace ) du négociant.

Toutes les formes de trading se valent.
A toutes échelles de temps non-historiques, le rendement est à peu près le même sur la période maximale ( une génération / une carrière ). Hors disparités, accidents locaux.

En fait c'est une question de méthode. Il y a des méthodes équivalentes en terme de résultat quels que soient les horizons temps. Méthodes qui toutes sont de l'arbitrage, au bout du compte.
A part ces méthodes, on peut exploiter les accidents locaux, les endroits où provisoirement les rendements sont plus importants. On joue le rôle d'un méta-arbitragiste.
2 voies donc :

  1. la méthode

    La concurrence est féroce sur tous les horizons temps. Sans exception. Même sur le swing.
    Ca me fait de la peine quand j'achète essilor à ceux qui le vendent à 235, ou C + à 250 ou SGE à 38...
    mais aussi infosources, Genset ou Valtech cette semaine, et c'est pas des gros qui vendent.
    La méthode doit être bonne et convenir aux moyens personnels du trader. C'est l'essentiel.
    A part ça, l'utilité, comme on dit, des divers intervenants sur le marché varie énormément. Une des niches principales quand on est relativement petit est de se glisser contre des intérêts divergents.
    Il n'y a pas UNE méthode qui marche, mais des situations en évolution qui appellent des méthodes pour un certain temps. Trois catégories : l'étude de l'entreprise ( dont la technique de Buffet, citée ici, aussi bien que des trades plus courts ... ), l'arbitrage sur les règlementations et techniques ( impossible à divulguer... ), la liquidité ( participation active à la tenue de marché, dont intraday, AT, systèmes... ). Dans l'ordre de la profitabilité potentielle.

  2. La réflexivité, en référence à Soros. mais dont il n'est pas le seul tenant.

    le principe simple est, en langage moderne : exploiter en surfant les bulles de toute forme.
    Bulles qui transforment le paysage car l'argent porté à un endroit ( disons les titres techno ;-) ) permet par le pouvoir ainsi apporté de réaliser et de renforcer les anticipations naissantes. Auto-réalisateur donc. Ca peut se pratiquer à tous niveaux de marché, et sur tous marchés. Mais pas de tendances vraiment courtes.
    Etrange, je trouve que certains regards strictement graphiques trouvent les mêmes idées assez souvent. Il faudrait inventer une sorte d'elliotisme fractal... mais ce n'est peut être qu'une sensibilité personnelle, une perception inconsciente non comprise...

Au regard de ces choses générales, mais à mon avis premières, le reste est de la tactique. Ou de la technique de travail. Qui à la limite peut toujours se mathématiser.
CT, MT ou LT, Money management, etc...

L'allure fractale des courbes de prix implique le principe " plus on bouge plus on gagne", donc légitime l'intraday, à condition de ne JAMAIS sortir de la tendance. Sinon, le trading intraday offre assez facilement un rendement fixe assez faible, en système automatique simple.
Mais le travail physiquement important donné au suivi intraday peut être transporté dans l'étude, et se rentabiliser tout autant, et à mon avis plus d'ailleurs : recherche et étude des phénomènes réflexifs de boom & burst, étude des entreprises ultra sélective à la Buffet, Lynch, Graham, ...

Tiens : un beau phénomène réflexif d'aujourd'hui, en europe : les brokers on line. Les home traders nouveaux ouvrent des comptes, et en même temps achètent les actions, donnent du capital qui permet de faire de la pub et d'attirer des clients etc... le tout soutenu par une politique économique qui se croit contrainte de passer par la capitalisation en bourse pour résoucre l'équation "retraites-chômage-inflation-croissance". Du gâteau. C'est pour ça que I Bourse vaut aussi cher. D'où la propagande " on sera 3 millions bientôt", les projets des banques, les rachats qui ont lieu et auront lieu... causes et conséquences à la fois.
Technique : les acheter tous ( Viel, Etna Finance, B Directe, Self Trade, Fimatex, ... faut trouver aussi ), peu importe le prix. Ne jamais sortir. Maximisation des profits par technique de gestion possible. 1 - emprunter et passer en levier 200% ( c'est une faute de ne pas le faire ) 2 - par exemple, 1/2 ligne inamovible et 1/2 ligne en A / R quotidien ( à condition d'avoir un résultat positif; mais on peut avoir un résultat positif à coup sûr en ne vendant jamais à perte, c'est possible puisque ça ne peut que monter, etc... ) enfin, là, il y a mille techniques, mais c'est important d'apporter de la liquidité, qui valorise fortement un titre; plus élaboré,on peut travailler à plusieurs termes courts complémentaires sur Moyenne mobile ( 5, 14, 40, 200, sont les seules qui marchent bien ) ce qui nous permet de balayer largement tous les horizons temps 3 - replacer le gain automatiquement sur un titre nouveau le plus proche possible ( abaissement du PR <=> autre investissement ), pour toujours pratiquer la "diversification" statistique.
Complément d'optimisation : participer activement et positivement à la propagande, utiliser ces courtiers, souscrire et faire souscrire aux émissions, créer des services internet connexes leur profitant indirectement....

Bon, faut que je m'arrête, j'suis bête, y a des bouquins...