otium le 30.03.00

tss tss : tout le monde est mort de trouille maintenant. et la peur est un moteur extrèmement puissant...
et signal inverse, je me sens une âme de tueur en ce moment... j'en ai assez chié en attendant le moment propice pour te jurer que c'est pas de la rigolade...

Faut savoir que sur les marchés, il y a une asymétrie flagrante entre les acheteurs et les vendeurs : les petites mains achètent, et achètent à découvert et à crédit, mais ne vendent pas à découvert et à crédit. Les grosses et impitoyables mains : OUI ! Ca crée une sacrée différence sur le marché.

j'en connais pas beaucoup ici qui osent être 250 % vendeur...

En plus, au niveau tactique, la vente permet bien des choses amusantes... comme défoncer un seuil, déclencher les stops ( qui se sont multipliés ces jours ci, à la baisse :-), tout le monde se "protège" )

Et à regarder, on voit bien que la panique baissière bénéficie d'un effet d'entrainement beaucoup plus fort que la panique à la hausse ( qu'on a vécu sur les technos ), on n' a plus besoin de pousser pour que ça tombe...

le pire, c'est qu'en étant vendeur on peut pousser des titres qui sont à acheter, et les retrouver à des prix extraordinaires... en particulier sur des petites sociétés qui rapportent et rapporteront plein de sous, il y a un jeu que d'aucuns jouent sciemment et avec toute perversité. Pour ces titres, les target prices sont vite trouvés, et on pousse jusqu'à ce qu'on y soit. Et ceux qui gagnent des sous à la baisse seront les seuls à pouvoir se les payer...
Chez Paribas, la liste est prête. Ils ont besoin de renouveler leur portefeuille de participations. Ils viendront au secours de ces pauvres sociétés sous capitalisées, et souscriront gentiment aux augmentation de capital ;-)

Derrière, le jeu sera aussi très rigolo : car il y a les patients aussi, ceux qui ne vendront jamais. Eh bien, le jeu consistera à user, limer, épuiser leur patience, et à ramasser les miettes au filet. un gros investisseur n'a pas besoin de faire remonter un titre, au contraire, il a besoin de le maintenir bas, pour ramasser, quitte à agir pour l'aider...

La part en % des petits porteurs est trop importantes pour certains titres, c'est difficilement supportable, il n'y a pas de contrôle possible du titre, de son cours, et même de la société derrière, et de ses bénéfices...

Faut distinguer selon le profil des titres. Selon la taille des entreprises.
mettre à part les gros groupes. Voir si il y a intérêt à valorisation de filiales. etc... Faut sortir d'urgence des fausses technos, celles qui perdent des sous, qui ne font que de la comm ( = de la pub ) : leur marché est publicitaire, et la pube doit rester entre quelques grosses centrales. Faut vendre aussi celles qui se feront manger, car les fusions c'est mieux quand c'est pas cher... ( Nissan et Samsung Motors ça vaut zéro et ça a été racheté zéro, exemple pour rire un peu ) Multimania ça vaut zéro pile par exemple.