olivier Bapteste

Bonjour,
quelles sont pour vous les meilleurs moyennes mobiles ?
Lesquelles utilisez vous le plus ?
Merci .
olivier

otium

y a pas de meilleurs. C'est selon les marchés et selon les titres. faut tester. j'aime bien 44, c'est assez général, par exemple. etc...
( j'avais déjà fait un papier là dessus il me semble... )

Bertrand Mazeraud

Je suis en train de potasser un bouquin d'analyse technique de Stan Weinstein. Il articule tous ses signaux d'achats ou de vente autour de la MM30. Je me demande si sur le marché français on peut appliquer la même MM.
Vous utilisez laquelle vous?

Christobal le 19.10.00

C'est dans mes archives
;o)

otium le 29.03.00

la MM 30 ne donne rien en France.
passer à MM 40 à la place.
Une MM n'explique pas les données financières. 90 % des indicateurs de l'analyse technique sont des mesures de moyennes mobiles. Plein de gens trouvent que ça marche... Dans ce cas, je conseille de revenir au fond de la question, à la donnée essentielle : la moyenne mobile.
Une MM ne mesure jamais que ce qu'elle est, faut pas en faire un indicateur avancé, une prédiction magique, etc...
Si on considère que une MM c'est une MM et rien de plus, on se fait pas de bile.

Qu'est ce qu'on voit et qu'est-ce qu'on en fait ?
Pour une MM courte, genre MM 40, voire MM 14 ou MM 5, on vérifie que celle ci a été parfaite dans le temps.
On accorde une probabilité notable, à la poursuite d'un calage de la suite des prix rapportés à une MM, si dans le temps précédent ce calage a été de nombreuses fois avéré.
Nombre de hausse de titres à Paris ont été "portés" par une MM 40 durant de long mois.
Dans ce cas, c'est simple : on détecte un "toucher" et un début de portage, et on accorde une probabilité supérieure à 0.50 à la continuation de la suite des prix portés. Donc on joue. Si ça casse, on sort.
C'est cool.
Avec une MM longue, genre MM 200, on n'a plus guère de phénomènes de portage, mais des touchers lors de phases heurtées. Si dans les temps précédents on a vérifié de nombreuses fois ce toucher, on lui accorde une probabilité bonne, et on la joue. Si c'est infirmé, on sort.
toujours cool.
On peut aussi regarder les croisements, ce qui revient à des mesures du second degré, comparables avec les indicateurs de l'AT. Je n'ia jamais détecté de probabilité suffisamment remarquable pour être suivie en tant que telle. A Paris, du moins. Ca donne un regard sur une possible inversion de tendance. Un indice qu'on met dans le panier comme d'autres. Je trouve que l'allure et les figures graphiques le disent mieux, parce que non dépendantes de la taille des MM.

pourquoi est-ce que celà a une certaine valeur ?
parce que les marchés ont de la mémoire, qu'ils ne distribuent pas par choix tout ou rien. un graphique a toujours une allure "continue", et non pas en escalier.

Cette mémoire, on peut l'expérimenter sur soi même. Quand on a vécu un certain temps avec un titre, on a les prix passés en tête, et on ne peut juger et acheter ou vendre sans y faire référence. Si c'est "pas cher", c'est parce que précédemment, ça valait plus, tout bêtement. etc... On se souvient aussi des points où on a pu acheter ou vendre, des points où le marché s'est retourné, des top ou des bottom....

pour B &S, il y a longtemps que ce n'est plus un pricing pertinent.
Remplacé donc.
Mais c'est un calcul simple qui repose sur une hypothèse évidente à comprendre ( la distribution normale ), qui donne donc une hypothèse de pricing selon une hypothèse de distribution des prix. Rien de plus !
Il faut garder aux hypothèses de travail leur statut, et non pas en faire une évaluation prédictive.