Par quel miracle le nombre de valeurs achetées dans une journée équilibre-t-il le nombre de valeurs vendues ?

otium le ???

divers trucs :

le nombre de vendeurs et d'acheteurs n'est pas forcément le même.
les capitaux vendeurs et acheteurs sont exactement les mêmes.
Tous les ordres exécutables ont été satisfait.
y a guère de question à se poser de ce côté là.

par contre :

  1. il y a des capitaux investis.
  2. il y a des capitaux entrant = du cash qui arrive sur le marché action.
  3. il y a des capitaux sortant = des titres transformés en cash, cash retiré en partie du marché action.
  4. La différence entre capitaux entrant et capitaux sortant = exactement la progression en capitalisation totale du marché action. Soit grosso modo la progression de l'indice.
  5. l'équation peut être faussée, par le jeu des indices parce que l'indice concentre peu de titres, et de plus, le titre le plus gros et de loin ( F Tél ) est compté en capitalisation pour 100 % des actions existantes mais qu'il n'y a de disponible sur le marché qu'une fraction de ces titres.
    Divers autres titres ont aussi une fraction de leur capital bloqué, soit par l'état soit par des actionnaires fermés. [ c'est pour ça que le meilleur indice est celui de la capitalisation totale du marché, bien préférable; qu'il soit réel ou modéré par ces considérations financières - ce n'est pas très important parce que tout détenteur de titres bloqués est un vendeur potentiel, même l'état - ] [ pour les ATéistes : c'est sur ce chiffre de la capitalisation qu'il faut porter les momentums et autres oscillateurs, z'auriez des vrais résultats ! pour une fois... :-) ]
  6. modéré par ces considération financières, la progression potentielle d'un marché est ausi simple que l'estimation du rapport entre capitaux entrant et capitaux sortant.
  7. c'est plus une question économique, voire macro-économique. Qu'est ce qui fait entrer des capitaux, qu'est-ce qui fait sortir des capitaux ? pour l'estimer, il faut aller au plus loin dans la chaine : l'activité économique ( taux de croissance ), les taux d'intérêt ( = donc attirance pour les placements obligataires ), le financement des retraites, l'épargne nécessaire ou de précaution, les flux entre zones économiques ( US, Euro, Asie, c'est tout ).
  8. pas besoin de chercher à résoudre cette équation ! la mesure suffit, elle se trouve en grande partie dans les volumes d'échange sur le marché action. pour faire simple, on est passé d'un volume d'échange quotidien sur le marché action de Paris de 5 Mds FRF il y a 5 ans, à plus de 25 aujourd'hui, en progression constante.
    Ca peut se mesurer par titre aussi.
    les volumes sur F Tél signifient capitaux entrant. Donc hausse, car la progression des volumes implique entrant > sortant.
    une hausse de 25 % <=> rapport entrant / sortant = 1,25 ( c'est juste sur F Tél, car gros marché non susceptible de distorsions, une sorte de loi des grands nombres )
  9. Tout capital entré sortira. Eh oui ! même équation que précédemment. Et encore une fois, la mesure suffira pour déterminer le point d'inflexion. Ca peut durer longtemps : voir les volumes sur le nasdaq, qui ont atteint ces sommets parce que les capitaux se désinvestissent d'un titre pour se porter sur un autre, et toujours en surnombre.
    Ce sera l'inflexion de la croissance des volumes qui donnera le signal de fin du mouvement et un énorme signal de retournement, avant le retour des volumes mais à la baisse, progressivement.
  10. Ca a toujours marché comme ça.