otium le 21.04.00

un BS avec un levier de 1,5 c'est ridicule.
On a un effet temps contre nous, et pas d'avantage supplémentaire puisque le levier est inférieur à ce qu'offre le RM.
C'est donc une erreur.

Il faut regarder une courbe de pricing d'option dans un bouquin, pour voir ce que représente l'effet temps. Celui-ci étant nul pour une action, on peut comparer facilement avec une courbe horizontale de l'action.

les BS ont parfois de l'intérêt quand parce qu'ils sont peu liquides, ils sont nettement sous côtés ( la décote se mesure, à comparer avec le pricing d'une option équivalente tout simplement ); et quand ils offrent en même temps un levier supérieur à 4. ( pas 5 qui est un maximum inatteignable sur action puisque border line )

On peut par contre acheter systématiquement un BS décoté au pricing option pour cause de faible liquidité souvent ). Si on le fait régulièrement, on a une probabilité égale de gain ou perte sur le portefeuille, mais on encaisse la décote théorique à long terme, sur la stratégie.
En gros un portefeuille de BS ça se fait comme ça.

Affinage : On peut accorder une prime au BS, en plus, parce que c'est un titre ouvrant droit au capital ( exemple : on peut souscrire à l'action <=> toucher les dividendes, et dividendes futurs, ça vaut donc quelque chose de non négligeable / ou bien en cas d'OPA, les BS ayant droit au capital légalement, ils sont obligatoirement bénéficiaires de l'offre - ça compte, si par exemple le prix d'OPA est inférieur au prix d'exercice ! dans ce cas une option vaut zéro et un BS vaut une moyenne de son cours sur période précédente - ; etc... )
Prime encore parce que l'exercice de la souscription permet de se sortir d'une cloture de période d'exercice près du prix d'exercice parfois.

Plus subtil, un BS est une sorte d'augmentation de capital différée pour l'entreprise.
Donc c'est de son grand intérêt que la souscription soit exercée ( = le BS finit dans la monnaie ). Donc que tout sera mis en oeuvre pour "aider" le BS. Quitte à racheter en masse les actions pour la faire monter - on a eu un très beau cas avec le BS monoprix il y a 2 ans, téléphoné, sur une action facile à manipuler et de toutes façons convoitée... - , quitte à jouer habilement du calendrier des annonces, quitte à jouer avec les chiffres de résultats en synchro avec l'échéance du BS.
( pour évaluer ça, c'est facile = 1° calculer le % du capital que représente la souscription du BS; c'est parfois surprenant - exemple lagardère, en 1994 avec le 21370 si je me souviens bien du code, mettait en jeu plus d'un 1/3 d'augmentation du capital !! effet phénoménal donc; et évidemment, la souscription pouvait être jouée, vu l'immense intérêt pour l'entreprise ! 2 ° l'éloignement de la parité; si on est trop loin, les moyens à mettre en oeuvre par la société seront disproportionnés, donc elle laissera tomber son BS, ce qui aggrave lourdement la cause pour le détenteur de BS; 3 ° les besoins en fonds propres de l'entreprise; est-elle ou non grosse consommatrice de capitaux, y a t'il des investissements obligatoires en particulier industriels - s'il faut se payer une usine, l'augmentation de capital apporte les sous "gratuitement", sinon, il faudra emprunter ! différence énorme ! regarder aussi le ratio d'endettement de l'entreprise; s'il est proche de 1 pour 1 ou supérieur, ils ne pourront pas emprunter, donc les fonds propres sont obligatoires - c'était le cas de Lagardère cité ci-dessus par exemple )

Voilà. On sait tout avec ça.

( la semaine prochaine nous traiterons des obligations convertibles; mais avant ça interrogation écrite - qui compte pour la moyenne - non mais .... )