otium le 19.05.99

Ecole de misc finance

sujet de base : l'opinion contraire.

Si 90 % des opérateurs pensent que ça va monter, alors, comme ils trouvent des contreparties sur le marché qui veulent bien leur vendre, il y a 10 % de baissiers.
Donc la taille des baissiers est 10 fois plus importante que celle des haussiers.

Or , qui est le mieux informé, et qui aura le plus le pouvoir d'imposer sa loi au marché ? Les plus gros.

Donc, plus la proportion d'opérateurs haussiers est proche du maximum, plus il faut songer à quitter le troupeau.

Ca s'appelle l'opinion contraire. Et les contrariens. ( réciproquement à la baisse )


Parallèle : la diffusion de l'information.

Une information ( sur le marché, les valeurs ... ) se diffuse, partant du plus proche de la source jusqu'au plus éloigné. C'est aussi du plus gros au plus petit. Quand ça arrive dans investir, à destination des petits boursicoteurs, on est dans l'avant dernière catégorie ( après il y a les novices )

L'attrait du marché est aussi une information ( = la bourse monte et on gagne des sous en dormant ). Le point critique est atteint quand les ceusses qui n'ont jamais eu un quelconque intérêt pour la bourse décident de s'y mettre.

Ca se voit

  1. dans investir, sur les gros titres
  2. puis dans les hedos puis les mensuels grands publics ( si Femme Actuelle titre : "et si nous nous y mettions aussi, y a pas de raison ?" c'est la limite extrème )
  3. au bistrot ( variante le voisin de palier etc... si ce dernier, représentant en godasses et beauf devant l'éternel s'enthousiasme soudain pour croquer aussi du gâteau, c'est encore une limite extrème )

conclusion : on n'en est pas encore là.