DFK
comment faites vous???
nan je demande pas vos methodes secretes..:))
mais j'aimerais comprendre comment se passe un journee de trade en
intraday...
enclair
on suit les cours du cac40 et des valeurs selectionnées, ca d'accord..
mais vous utilisez des indicateurs pour detecter un retournement de
tendance???
vous le faites au feeling??
vous melanger des indicateurs tels que bollinger RSI MACD voumes et
autres???
ce que je voudrais savoir c comment on bosse en intraday...
pas de moqueries mais je cherche a m'ameliorer pour essayer d'etre un peu
plus rigoureux...
pour le moment vu que je bosse, je fais des achats avant de partir en
tablant sur baisse ou hause et entre midi et deux ben je regarde..:(((
mais g des jours de libre parfois dans la semaine ou j'aimerais simplement
etre un peu plus pratique..
donc vos reponses me servirait bien pour savoir de quel cote commencer..
merci....
otium le 21.04.00
y a plusieurs méthodes. y en plein même. Et ça dépend du support. Action
c'est vraiment pas pareil que dérivés.
Tu penses "actions" là.
Pas évident que l'intraday soit le plus adapté pour les actions. Sur
future, c'est la norme.
La règle est simple : détection / position / confirmation => (1) on laisse filer + définir target et se tenir à la target ; (0) on coupe et on va au bistrot ( variantes : tél à 1 choupette; se taper 3 zépisodes de Star trek; semer du persil et récolter les salsifis; défoncer 3 niveaux de doom; écrire des sonnets sur fmf; lire l'Ethique de Kropotkine; mettre la Pathétique de Tchaiko par Mravinski, à fond, en jouant au chef d'orchestre; etc... )
Détection : rien à foutre des RSI & cie. C'est du flan pour ça. Un graphe
c'est indispensable, c'est la nourriture unique même. Savoir lire les
graphes tout simple. Ou en chandeliers. C'est vaiment pas difficile. Mais ça
vaut le coup de devenir expert, de nager dedans.
Aussi l'histoire du titre... un titre c'est toujours une histoire, qu'on
peut raconter... à voir perso...
Enfin, la gueule des échanges tous les jours. Plein de choses à décrypter.
Sur tout les titres d"ailleurs. mais faut une culture boursière, une
habitude intime des échanges.
Exemple de choses : taille moyenne d'un acheteur / d'un vendeur. Selon les
titres et les moments, ça varie de 1 à 10 facile. Quel signe !!
Exemple : qui fait le cours coté : l'acheteur ou le vendeur . En général,
c'est étrange, il n'y a qu'un seul côté qui fait 80 % des cours. Ce qu'il
faut lire en le rapportant à l'indice précédent, bien sûr. Et à l'histoire
du titre. Et à la gueule du graphique.
Exemple : manipe ( soutien par exemple ) en cloture. Y a des titres qui sont
tous les jours remontés volontairement et c'est toujours dans un rapport : %
à gagner / nb de titres à absorber ( rapport qui te donne automatiquement la
taille de celui qui intervient ! )
Attention : la mode des programmes de rachat joue beaucoup à cet endroit. Ne
pas confondre un fonds qui travaille un titre et une société qui soutient
son titre au cours de cloture. ( mais les fonds font baisser les titres,
bien spur alors que la société a un intérêt normal à le faire monter....
bien sûr )
Pour la Confirmation ( étape indispensable ) : en début de journée, les
premiers échanges cherchent un sens. Ceux qui ont joué à l'ouverture ne sont
plus là, il faut attendre qu'il reviennent, ou que les retardataires
arrivent, etc... Donc il y a forcément un etendance inverse qui se fait
après l'ouverture. peut être 2 fois sur 3, ce qui suit juste l'ouverture
donne l'inverse du mouvement de la journée; pour cette raison. Et l'étendue
de ce mouvement en donne la force ( inversement proportionnelle ). Sauf s'il
n'y aura pas de direction pour cette journée.
Ce qui arrive juste après le juste après l'ouverture va dans le sens de la
journée.
( attention, jamais pour les indices, ce n'est que pour action )
bon, c'est pas une règle absolue. C'est un signe. Si ça fait vraiment ce
genre de chose, on est alors très bien parti !
Pour les mouvements en cours de journée, c'est différent. En fait c'est plus
du ressort de la technique de range, même sur directionnel.
Technique de range être en place. Donc si ça décolle la difficulté est
d'évaluer si on vend tout de suite ou si on laisse filer. normalement, on ne
se trompe guère à l'allure des échanges. Quand ça file en cours de journée,
c'est toujours un mouvement vraiment fort; Et normalement sur une nouvelle
qui tombe, qu'on a donc vue passer.
Comme je suis plutôt du genre à laisser des limites aux 2 bornes, si ça
m'arrive d'être sorti alors que ça file, je rachète aussitôt.
Mais en général, ça n'arrive pas parce que les titres ne sont pas du tout
les mêmes, n'ont pas la même histoire, nin le même graphique. SGE ( range )
c'est pas Alstom. impossible à confondre.
zyeuter les échanges en permanence ( mais d'un coup d'oeil rapide de temps
en temps ) avec graphe intra + feuille de marché en live / placer des
limites aux points cruciaux en passant devant les copains / choix ici =
inverser quand 1 premier ordre est exé; ou bien être en limite aux 2 bornes
en permanence ( exercice plus difficile, demandant plus de K, mais plus
profitable si on est attentif et rapide ) / Surtout, le plus important, =
être mobile et changer ses limites en permanence ( sauf certaines, aux
points cruciaux éloignés = des "pièges" en jargon ) / enfin, selon le
rapport du titre à l'indice, bouger immédiatement, le plus vite possible dès
que l'indice change, car il y a automatiquement un effet suivisme - à
évaluer selon l'histoire du titre.
Connaitre le titre par coeur
Collectionner les tirages des graphes intraday, et relire la collection
régulièrement, il y a plein d'histoire incroyables qui y sont écrites.
Remarque : la chose vaut dans les 2 sens ! On peut avoir une conviction
baissière, et jouer l'intraday ou le 1 / 2 jours sur une baisse.
A condition d'entrer par la vente. ou plutôt d'être intimement vendeur ( =
on stoppe à la hausse et on laisse filer à la baisse ) ; c'est ça qui est
difficile voire infaisable par 99 % des boursicoteurs... pour plein de
raisons psychologiques.
C'est aussi pour ça que c'est plus profitable de trader sur short. Et plus
facile.
Attention avec le short : il y a toujours des retardataires qui y viennent.
Perso, c'est quand la question se pose partout de shorter que je sors et
rachète. Le phénomène est typique et immanquable.
exemple avec C + récemment. On a vu sur les listes de diff, sur les sites
divers, etc... des idées de short qui sont arrivées à la fin du processus.
Mais y a personne qui y est entré tout en haut. Savoir qu'on est toujours
TOUT SEUL pour se lancer dans un short.
A la hausse, c'est quasiment l'inverse. Il y a toujours des acheteurs.
Toujours. Quand ça baisse, hop ! partout on trouve que c'est "pas cher",
parce que c'est ... moins cher qu'avant ! tout simplement. Et tous les
déçus de leurs achats précédents ont envie d'en racheter. Parce que d'avouer
s'être banané est difficle, alors on préfère trouver qu' on a ENCORE PLUS
raison d'acheter moins cher puisque on a déjà acheté plus cher !
C'est même une méthode entré en vénérable institution = la moyenne à la
baisse.
En intraday, règle importante, on ne prend qu'UNE SEULE position sur le titre; On ne remet pas un coup derrière.
Donc on est toujours accompagné de beaucoup de gens dans un achat. La
philosophie et la perception sont radicalement opposées au short.
Par contre, un signe capital = les désirs exprimés d'achat se tarissent
progressivement. On le voit dans le bla bla qui traine partout, aussi sur un
graphique, dans la disparition d'une mode, dans la lassitude, dans l'oubli
même d'un titre; dans la tarissement des échanges ou plutôt dans leur
platitude grandissante ( en général; il y a aussi le signe opposé = le
frémissement dû aux initiés ou aux très bien informés... délicat... en
général ce sont aussi ceux qui ont les meilleurs délégués techniques sur les
marchés, qui masquent le mieux, voire trop bien ;-).... en fait il faut
combiner les signes : une disparition du paysage public et médiatique
complète qui va de pair avec un frémissement - ou un resserement de la forme
de congestion comme un triangle contre une résistance - sont des signes qui
se renforcent l'un l'autre )
exemples : Lyonnais récemment. je le dis parce que je l'ai raté !! j'avais
inscrit sur mon cahier qu'il faudrait voir ça un de ces jours... il y a déjà
2 ou 3 semaines... puis je l'ai laissé de côté. erreur très coupable,
impardonnable. j'ai zyeuté tout à l'heure, et tout y était parfaitement.
Manque de suivi et de travail. Qui coûte cher. 100 coups de bâton minimum.
j'ai eu du CDE par contre aujourd'hui. Parce que je suis présent sur ce
marché tous les jours, par principe, c'est un titre à range et à marges
élevées. Position obligatoire pour moi tous les jours. Et avec la liquid.
comme à chaque fois, j'ai rempli le jour de liquid.
Là, c'est plutôt le type range. Mais en ayant la conviction intime et
profonde sur le MT et LT que ça pète vers le haut de temps en temps et que
ça sera résolu du bon côté ( bon, c'est tout un dossier hein... )
Y a des titres très éducatifs pour se former au regard sur intraday.
Facom est bien ( mais c'est pas du jeu d'en acheter hein ! ) et très simple.
Ca gigote dans une fourchette variable ( entre 70 et 75 ), qui n'a aucune
importance, parce que le titre sera bientôt retiré de la cote avec une OPR à
88 EUR. Donc le travail consiste à gagner n'importe quoi puisqu' on ne peut
pas perdre. En fait ceux qui interviennent ramassent le titre, mais pour que
l'opération soit rentable, on ramasse le plus bas possible. Donc on casse le
marché où et quand c'est possible. Il faut parfois vendre un bon paquet de
titre pour appuyer dessus et tendre le filet en dessous pour en racheter
derrière.
L'effet krach techno a pu être utilisé, l'effet liquidation aussi, etc...
pour s'aider à le faire baisser.
Les vendeurs sont des petits portefeuilles qui lâchent leurs lignes de temps
en temps; ou bien des acheteurs opportunistes qui prennent un peu de
bénéfice ( mais qui avaient acheté un peu plus tôt aux petits vendeurs cités
auparavant ). Il suffit d'être patient, statistiquement il y en a tous les
jours. mais ça se raréfie beaucoup maintenant. ..
Sachant celà, tu peux le mater, et voir comment on travaille. Savoir aussi
que la discrétion est de mise pour ceux qui travaillent le titre, bien sûr,
donc qu'il n'est pas question d'allumer le marché. La patience est de règle.
9 mois de travail !
( la conviction ici a joué : on avait une assurance de gain par la sortie à
l'OPR, donc on peut tout se permettre sur le marché... c'est bien le premier
critère de sélection d'un titre, et pour ça une opportunité technique est
bien meilleure qu'une croyance fondamentale en l'avenir d'une société )
Tu verras en regardant un graphe sur 1 an comment le titre a été travaillé.
Avec une belle opportunité = le ménage de fin d'année, qui a permis
d'atteindre des bas formidables; et le rally d'un gros acheteur qui jouait
la même chose, mais pas du tout patient... je ne le connais pas... par
contre moi je m'y suis mis en août-septembre. Ca se voit.
Scor dont on a parlé souvent est par contre trop compliquée. C'était canonique lors du placement de Coface, parce que l'intérêt avait submergé la marché de scor .
En directionnel, il pourrait y avoir Rhodia un jour, ou aventis, lafarge, st Go, CPR, enfin, etc... y a tout ce qu'on veut en fait... Faudra guetter certaines technos. mais c'est pas encore le moment à mon avis. Ca marche mais il manque certaines choses comme la confiance, à cause du goût bizarre du marché en général. C'est un peu trop pari. On peut trouver du coup beaucoup plus sûr. En particulier dans le rattrapage sur traditionnelles, qui va se faire au coup par coup. Ensuite seulement on aura le même phénomène de rattrapage sur techno, au coup par coup.