PGreenfinch

1 Top down.

2 Bottom up.

Marrant, mais j'ai un petit faible pour la deuxième solution. Bon, j'admets aussi un peu d'itération entre 1 et 2, mais c'est vraiment pour faire plaisir.

Tiens, le coefficient bêta, de Markowitz et Sharpe, je veux bien que cela rende compte de l'occurence idéale, autrement dit d'un cas particulier d'une grande pureté et d'une noble élégance, rarement rencontré dans la nature, mais pas de la myriade des autres cas.

Surtout maintenant que la théorie est éventée et que le marché s'ingénie à en faire à sa tête en faisant semblant de s'y conformer (que d'acrobaties pour bidouiller la façon de mesurer la "prime de risque" et pour trouver des corrélations bêta au milieu des zig-zags de rendements eux-même souvent indéterminés).

On pourrait peut être sauver la mise en admettant un bêta "flou". Mais peut-être qu'on en demande trop à ce concept de bêta. Et puis, il faudrait peut-être admettre, par modestie, que la science économique, comme toutes les sciences humaines (et à certain degré les sciences physiques, rappelons nous le principe d'incertitude de Heisenberg) est une science molle, inévitablement caoutchouteuse.
Et que pourtant c'est avec cela qu'il faut vivre.

Peut-être qu'au lieu de modèles universels dont tout dériverait, une boîte à outils de modèles simples, combinables, ajustables et remplaçables, donnerait un peu plus de souplesse pour naviguer dans un monde plein de surprises.

Un peu de multidisciplinarité (avec les sciences humaines par exemple, ou avec des techniques pratiques, comme le marketing, ou avec les mathématiques non linéaires) pourrait aussi aider à trouver ces écrous et ces boulons. Personne n'a eu de prix nobel pour avoir inventé la clé à molette, et pourtant...


Finance comportementale et image boursiere