Plus serieusement, les investisseurs sont-ils si deçus que ça de certains résultats ? Ils s'attendaient peut-être à voir les resultats grimper de 750% là où ils ne grimpent "que" de 25 à 100 % ? Le marché est vraiment irrationnel... N'y a-t-il que des enfants gâtés parmis les pro de la finance ?
Tout commentaire sur le phénomène lié aux récentes annonces est le bienvenu !

Achille le 02.02.00

Ce n'est pas le résultat d'une société qui compte, mais la structure de ce résultat. +180% ne veut rien dire, si, par exemple, c'est de l'exceptionnel, si les marges baissent, si l'endettement flambent, si les engagements hors bilan deviennent trop lourd...etc...Il faut savoir voir au delà des chiffres (ex. récent Valeo). Un autre phénomène courant est le fait que ce résultat ai été anticipé ou non. Si oui, il peut y avoir des prises de bénéfices sur le titre. Si non, on peut avoir +100%,mais si on attendait +150% (Louis Dreyfus récemment).... à la cave, sauf, encore une fois, si la structure du résultat est bonne et porteuse d'optimisme pour l'avenir..... Tout est une question d'anticipation:
Le résultat qui tombe aujourd'hui c'est déjà le passé, même s'il fait +300%...
La structure du résultat d'une société c'est les profits à venir, et, elle seule justifie la capitalisation boursière de cette société......

Mais quand le sage montre la lune, les idiots ne voient que le doigt.........

Prenons le PIB ou les chiffres du chômage par exemple:

Ce n'est pas la force du PIB qui a fait plonger le marché récemment malgré les déclarations imbéciles des médias, style BFM, n'en déplaise a ces petits Dracula des carpettes......mais le déflateur, l'indice des prix du PIB. Un fort PIB est excellent parce qu'il permet au résultats des sociétés d'être bons. Si le PIB s'effondrait, c'est alors qu'il faudrait s'inquiéter....
Le déflateur, lui, réveille les craintes inflationnistes, justifiées ou non, qui rongent le marché.....

Si on prend les chiffres du chômage, les opérateurs ne se réjouissent pas d'une hausse du chômage, mais ils craignent les tensions, génératrices d'inflation, sur le taux de salaire réel, en cas de forte création d'emploi....Ce n'est pas la même chose.
Ce n'est pas le taux de plein emploi qui compte (après tout, tant mieux s'il est élevé pour de multiples raisons....), mais le taux de salaire horaire......

Dracula des carpettes qui travaille chez BFM confond toujours les deux (après tout ils tombent en même temps), ce qui permet à certaines d'écrire des best-seller sur l'horreur économique.....

Mais en vérité dans tout ça c'est que vous ne voyez pas plus loin que le bout de votre nez.......