1. LE SYNDROME EXPONENTIEL DU SCIENTIFIQUE
Le plus fréquent. Et celui qui prouve, comme l'a dit rapidement trader.99, une
totale méconnaissance de ce métier.
Je ne vous refais pas le raisonnement. On applique "bêtement", scientifiquement pour être plus gentil,
la loi exponentielle sur la perf brute, et on en déduit qu'avec une petite
somme investie au départ, on dépasse la fortune de Bill Gates en 20 ans. Et
d'en déduire hâtivement que c'est totalement impossible.
C'est aller un peu vite en besogne, et oublier plusieurs "bémols" de taille qui viennent
casser ce (trop) joli raisonnement. C'est pourquoi j'appelle ce type de
remarque le syndrome du scientifique....car les scientifiques ont souvent
tendance à appliquer à la lettre de jolies formules qui s'appliquent dans un
Univers bien particulier, avec des postulats de base dits et non dits, et à
généraliser sans s'en rendre compte ces formules en "omettant" allégrement
les dits postulats de base et le référentiel de départ. Je vais donc aborder
les travers de ce raisonnement "rapide" un à un.
Variantes du syndrome
scientifique :
Vous entendrez parfois une variante du syndrome
exponentiel sous une forme du type "Pourquoi les meilleurs gestionnaires de
Sicav récompensés ne feraient que 20% ou 30% s'il était possible de faire
200% !!!?" Les plus fins vous caseront le coup de Soros, qui n'aurait fait
que 20% par an sur le fonds destiné au public (déjà on sent un bémol la non
?).
On se gardera bien toutefois de vous parler de Bolloré car
même les moins doués en calcul savent bien que sur la dernière année, avec le
coup avoisinant 100% sur Pathé, suivi d'un double aller-retour sur Eurotunnel
avec à chaque fois plus de 30%.......il serait disons "étonnant" que sa
performance sur l'année soit à 2 chiffres.
Syndrome
exponentiel - travers 1 : le volume La première supposition, et l'erreur de
loin la plus grave et la plus grossière que font les exponentiellologues, est
que la perf annoncée de 100% ou plus par an est faisable QUELQUE SOIT LE
MONTANT INVESTI.... Or quand on dit "On peut faire 100% par an sur un
portefeuille" ou quand Didier Philippe demande si on peut faire 50%, on
suppose que c'est sur un portefeuille "raisonnable", pas sur des milliards de
francs !
Qu'est-ce que raisonnable ? Je dirais jusqu'à 50 ou 100
MF.
Après les règles du jeu changent singulièrement ! au grand dam de la
loi exponentielle..... Tout simplement parce que les volumes d'échange sur
la Bourse ne suivent pas. Par exemple mon plus beau trade sur la semaine est
Léon de Bruxelles. J'ai annoncé sur ma liste de discussion privée et fermée
des meilleurs traders du Net (BFTC) le début d'un rallye haussier
spectaculaire dès mardi matin. Résultat vendredi soir : c'est la plus forte
hausse de la semaine ou presque avec +25%. Au passage, loin d'être fini....un
potentiel total de 100% probablement.
J'en ai acheté pour 1MF
seulement.....car il n'y a pas de volumes. Si vous gérez 1 milliard de
francs, qu'est-ce que vous en avez à faire de Léon qui fait un rallye avec un
si petit volume disponible ?? Même avec un 1MF, en se référant au volume
médian échangé (attention pas le volume moyen ca c'est le premier piège à con
des actions à faibles volumes), il peut me falloir jusqu'à une semaine
quasiment pour sortir sans faire dévisser le cours au moment de la phase de
distribution....c'est déjà presque trop.
Idem avec MétalEurop.
J'annonçais le décollage imminent sur BFTC deux jours avant le pic de
12%.....mais jetez un coup d'oeil au volume échangé la veille du pic
volumique, le lendemain de mon conseil : 27819, soit 130.000 Euros, soit
moins de 900KF !!! Sachant qu'avec 900KF échangés il n'est pas facile d'en
avoir la moitié soit 400KF....et encore il faut pour cela toute la journée un
opérateur de Bourse spécial qui vous passe un ordre soignant, en substance
qui place des ordres dévoilés et non dévoilés concomiittents, qui les déplace
au fur et à mesure que les autres joueurs les déplacent, etc etc ....bref un
vrai pro de la chose.
400KF ! si vous gérez 1 milliard, c'est
0.4%.....vous pouvez toujours faire un rallye court terme la dessus de
30%......vous ferez 0.1% sur votre portefeuille ! La belle affaire ! Et même
sur 100MF vous voyez qu'on est déjà limite limite.
Bon certes ! Il y a
aussi des signaux de trading valables sur des actions à gros volumes ! Mais
forcément beaucoup moins et beaucoup moins souvent puisqu'on est alors obligé
de réduire le spectre des titres sur lesquels on spécule.
Bref....je
pourrais aller plus loin dans le raisonnement mais vous aurez compris que la
belle loi exponentielle simpliste perf totale = (1 + perf annuelle ) ^ nb
années qu'appliquent nos gentils exponentiellologues en prend un sacré coup
dans le nez...... En fait, puisqu'ils veulent faire mathématique, la perf
annuelle réalisable n'est pas une constante, mais une hyperbole fonction du
montant investi du type :
Perf annuelle réaliste = 5% + 100% * (1 / (1
+ M / 100)), avec M montant investi en MF.
Et cette fâcheuse hyperbole
vient sérieusement contrarier l'exponentielle chérie de nos
exponentiellologues !!, et même très vite et très fort....... Remarque : même
si on prend une perf de 300% par an, qui me semble plus réaliste que 100%
seulement, le raisonnement est strictement le même.....et la limite quand M
tend vers l'infini....est la même.
Et de un......
On continue
???
Syndrome exponentiel - travers 2 : brut vs. net L'effet de bord sur
la loi exponentielle à une extrémité....on l'a aussi à l'autre
extrémité.....les faibles portefeuilles.
Nos exponentiellologues nous
exponentie notre perf brute allégrement !! Et quid des frais engendrés ? Quid
des 26% d'impôts ??? Vous pensez que votre percepteur va vous laisser les
capitaliser ?
Sur un trop petit portefeuille, 50 KF par exemple, on est
totalement bloqué par la petite taille qui empêche de sérier les ordres pour
en laisser traîner dans le carnet, qui empêche de faire du comptant car cela
bouffe toute la possibilité de levier du RM.....les montants fixes par ordres
et les minimums représentent souvent une grosse somme....et puis le pouvoir
de négociation face à la société de Bourse est nul....donc le taux de
courtage élevé.
Sur le premier trimestre, j'ai fait (courbe jointe),
25% nets......mais 40% bruts !!! Donc 15% sont partis aux impôts et en
COURTAGE, avec un taux de 0.4%, sans minimum.
Imaginez un petit
porteur qui se contente gentiment de 0.65%, genre Fimatex, avec en plus des
minimums pour les petits ordres......50% de plus....les 15% deviennent 23%,
et la perf nette tombe à 18% !! PAF !
Eh oui....le monde du capitalisme
est sans pitié pour les pauvres..... Et puis il y a les frais fixes
nécessaires pour arriver à ses performances : ordinateur, logiciels de
Bourse, téléphone (ordres) et Internet surtout.
Pour ma part, durant la
première année ou j'ai pris le taureau par les cornes pour faire une
performance élevée....j'ai dépensé plus de 150KF en frais, et ce sans être un
professionnel : 5KF tous les deux mois de téléphone et Internet (30KF),
logiciels boursiers Walmaster et Tradestation (25KF), un micro et un portable
(40KF), un cellulaire utilisé en parallèle avec Internet, passation d'ordres
et interrogation des serveurs boursiers de cotations pendant les périodes
d'absence du domicile, 2000F par mois (25KF). Bon admettons qu'on répartisse
le coût des micros et des logiciels sur 3 ans, restent 70KF de coût sur
l'année.
Supposons dans ce cas qu'on parte de 100KF, on fait 100% bruts
(qui sont déjà du net des frais de courtage......donc représentent de 130 à
180% en bruts bruts). 26% pour le fisc....restent 74KF.
Rendement net
net : 4KF !!!!! 4%. Rien.
Donc conclusion 2 : le calcul simpliste de nos
gentils exponentiellologues ne marche pas non plus à l'autre extrémité du
spectre du montant géré.
Notre perf annuelle réaliste nette devient 5% +
74% * (1 / (1 + M / 100)) - 0.2MF, avec M en MF
Les frais fixes de
200KF permettent un équipement complet en matière de matériel, de logiciel,
et couvrent les frais de communication nécessaires, y compris un flux temps
réel avec liaison satellite.
Ouf.....ben dites donc.....elle en a déjà
pris un vieux coup notre loi exponentielle de base, aux deux extrémités de
son champ d'application.
Syndrome exponentiel - travers 3 : vous
travaillez gratuitement vous ?? Quand on dit qu'il est possible de gagner
100% par an....on ne dit pas, jamais, que cela ne demande pas du travail, et
même beaucoup de travail !!
Si vous voulez acheter de l'Alcatel au 1er
janvier et les garder jusqu'au 31 décembre, faites, faites, mais on ne parle
pas de la même chose. Pour gagner 100% par an et plus voire beaucoup plus, il
faut se battre contre le marché, entrer et sortir dans des fenêtres
temporelles bien déterminées, se battre contre les stratégies de poker des
autres joueurs qui tentent par le biais des ordres non dévoilés de vous
induire en erreur sur leurs intentions réelles.....bref, c'est du boulot
!!
Quand je ne faisais pas cela à temps plein, avant que je
quitte définitivement mes activités précédentes (conseil, stratégie,
informatique), j'estime à 30 heures pas semaine minimum le temps que j'ai
passé sur la Bourse. (4 heures par soirée, week-ends, voire une partie des
nuits)
Maintenant c'est le double. Mais l'enjeu n'est plus le
même.
Et le sympathique calcul de nos exponentiellologues......oublie
tout simplement de valoriser ce temps de travail......Même en le valorisant
au minimum, au prix d'un jeune cadre débutant à 200F de l'heure, cela fait
6KF par semaine, soit plus de 300KF par an.......
Syndrome exponentiel
- travers 4 : Vivre d'amour et d'eau fraiche ? Dans le même ordre d'idées, le
calcul exponentiel simple implique que durant 20 ans, on ne retire PAS UN SOU
de l'activité !!!! Donc qu'on puisse vivre par ailleurs en travaillant....ET
qu'on soit assez patient et persévérant pour attendre 20 ans avant de
profiter un tant soit peu de son succès. Même en commencant à 20
ans.....attendre 40 ans pour profiter de la fortune qu'on est en train de
bâtir.....pouvez-vous me dire qui en est capable ???
Syndrome exponentiel
- travers 5 : le futur n'est pas le passé. Un des faits majeurs qui rendent
possibles ce genre de performances est sans nul doute la disponibilité de
logiciels puissants d'analyse technique et la récupération d'historiques de
cours et de cours daily via le téléphone ou Internet.
Sans cours et
sans logiciels, il ne faut pas se leurrer....c'est impossible ou presque. Ou
disons que la place du hasard est beaucoup plus grande. En tout cas moi je ne
sais pas faire. Je gagne de l'argent et fait des perfs mirifiques en étant
rivé à ces nouveaux outils, première pierre de base de l'édifice.
Or
depuis quand de tels outils sont mis à la disposition du particulier
?
Depuis deux ans.
Donc nouvelle erreur de nos exponentiellologues
décidément bien simplificateurs !
On ne peut pas déduire (étonnant
d'ailleurs....car ce sont souvent des matheux....ils ne devraient donc pas
avoir de défaillance du système déductif...) de la proposition "Maintenant
(sous entendu avec les outils actuels) il est possible de faire 100% bruts
sur des montants raisonnables" que "Si c'était vrai, tout le monde serait
aussi riche que Bill Gates"
Mettons de côté le côté non linéaire de la
performance en fonction du montant, argument pourtant et de loin le plus
important contre les gentils exponentiellologues. Mettons même de côté tous
les travers précédents. Supposons que la perf est linéaire, qu'on vive
d'amour et d'eau fraîche, qu'on ne rémunère pas son travail et que le fisc
nous oublie.
Même dans ce cas, tout ce qu'on peut affirmer c'est : "S'il
avait été possible IL Y A 20 ANS de faire 100% par an, des tas de gens
seraient aujourd'hui riches comme Bill Gates grâce à leur portefeuille
boursier". Ou bien : "S'il est possible au jour d'aujourd'hui de faire 100%
par an, DANS 20 ANS, il y aura des tas de gens qui seront aussi riches que
Bill Gates grâce à leur portefeuille boursier".
Mais diable pas :
"S'il est possible au jour d'aujourd'hui de faire 100% par an des tas de gens
seraient aujourd'hui riches comme Bill Gates grâce à leur portefeuille
boursier".
Et c'est pourtant la monstrueuse erreur de raisonnement que
nous clament hauts et forts nos scientifiques
exponentiellologues.....
Dites....un doute me vient, avec de si
nombreuses et si terrifiantes erreurs de raisonnement.....nos scientifiques
sont-ils vraiment des scientifiques ??
Syndrome exponentiel - travers 6 :
croire en la pauvreté universelle Et puis...et puis.....j'ai l'impression que
la conclusion de la fameuse tirade "SI c'était vrai, alors il y aurait des
gens riches sur Internet".....a un fâcheux parfum socialisant et sous-entend
allégrement qu'il n'y a que des pauvres sur Internet !
Bon je sais
bien qu'Internet est né dans la communauté étudiante et scientifique, fauchée
malheureusement. Je sais aussi que les statistiques prétendent que le revenu
moyen des Internautes n'est que de 20000F par mois....mais bon, c'est une
moyenne, une médiane tout au plus....et comme dans toute série statistique,
il y a des points aberrants......
Quand j'avais 18 ans, n'étant pas issu
d'une famille particulièrement fortunée ou privilégiée, je m'amusais de temps
en temps à déambuler dans le 16eme, principalement dans les "villas", les
rues privées, pour voir la tête que pouvaient bien avoir les riches.....et
j'ai été bien étonné, la première fois, de voir que......qu'ils étaient tout
simplement comme les autres !!
Eh bien sur Internet, c'est encore pire.
Il n'y a même pas de "tête" de riche. Pas de look. Pas de Rolls. Pas de
Church's (non...vraiment pas ca). RIEN ! Aucun signe extérieur de
richesse....une adresse E-mail est une adresse E-mail. Il n'y a rien de plus
interchangeable. Et c'est d'ailleurs aussi une magie d'Internet : toutes les
classes sociales se côtoient et partagent le cyber-espace, et après avoir
rencontré physiquement une trentaine de passionnés de Bourse depuis un an
contactés sur Internet, je puis vous assurer qu'il y a vraiment tout le
spectre.
Bon évidemment.....pas le rappeur de Montfermeil genre "Nique ta
mère". Faut pas charrier non plus. On va mettre l'Internaute de base à 15KF.
Et pour les autres, je préfère ne pas en parler.
Et puis pensez au loto. Un
gagnant par semaine depuis 20 ans : Mille personnes en France ont 50MF de
patrimoine, sans compter les placements qu'ils ont pu faire, plus tous les
autres, les artistes, les héritiers, les promoteurs immobiliers, les associés de
cabinets conseils, les PDG de grands groupes, les dealers, les putes de grand
luxe......donc des milliers et des milliers de personnes possèdent plus de 50MF,
et ne sont pas pour autant comparés à Bill Gates, comme dans la pathologique
exagération des exponentiellologues.......
2. LE SYNDROME DU CASSANDRE : CA NE VA PAS DURER
Cette fois-ci on ne se projette plus à 20 ans, dans le
futur ou dans le passé, mais on a au contraire la tête dans le guidon. Et
celle là je l'ai entendue depuis un an et demi !!!
"Ouais...facile en ce
moment !! Avec des marchés aussi faciles qui ont autant monté......du jamais
vu en dix ans ! mais on en reparlera plus tard mon jeune ami !! Vous verrez
ce que je vous dis !" Petit détail pratique : les deux syndromes ne sont
malheureusement pas disjoints ! Et les cassandriens peuvent être par ailleurs
des scientifico-exponentiellologues, devenant ainsi
des scientifico-exponentiellologuo-cassandriens, ou
des cassandro-scientifico-exponentiellologues. Un petit dessin vaut mieux
qu'un long discours !
Mais regardez la courbe de perf jointe bon
sang.
Vous trouvez que le CAC40 monte vous sur 4 mois ? Il ne vous semble
pas par hasard que la droite de régression du CAC40 (la petite courbe qui
oscille vers 0....ah ah ah ) est LÉGÈREMENT plate non par hasard ?? Ces 4
mois ont été la configuration la plus difficile qui soit.
Facile de
gagner à la hausse oui. Je suis d'accord avec les Cassandriens. Facile aussi
de gagner à la baisse avec les VAD ou les dérivés. Oui. Évidemment. (la les
Cassandriens suivent plus difficilement....le simple terme de VAD leur donne
envie de vomir) Dans un marché totalement flat comme celui qu'on a eu pendant
4 mois, c'est déjà beaucoup plus dur.
Mais c'est encore plus dur dans
un marché qui était non seulement plat mais également TRES hésitant entre un
fort rallye et un nouveau krach violent.
Et on ne compte plus le nombre
de fois ou les apprentis gourous médiocres comme Crock ont retourné leur
veste de bearish à bullish, à chaque fois avec la même conviction, la même
confiance en soi un peu butée....prouvant ainsi de manière violente pendant
ces 4 mois leurs totale incapacité à prévoir quoi que ce soit..... Non
franchement....les Cassandriens....sont simplement les vieux routiers de la
Bourse, qui ont passé des dizaines d'années à essayer d'inverstir
en Bourse....en achetant uniquement !! Pas de shorts, pas de décorrélation
de portefeuilles (voir paragraphe 5)....acheter pour acheter, croire
et prier....et se faire gameller au premier krach venu....
Quand ils
écrivent "Jeune homme, quand ca va baisser, vous allez voir ce que vous allez
voir", il faut lire "A chaque fois dans le passé que le marché a dévissé, je
me suis fait gamellé comme un âne......".
3. LE SYNDROME NICK LEESON
Déjà plus fins....les Leesonniens.
Il vous croit sur le
principe des 100%. Ils sont jeunes et ne demandent qu'à vous croire. Ils
comprennent confusément sans faire le calcul que l'application simpliste de
la loi exponentielle a de nombreux travers......et ils arrivent au troisième
argument. "Eh oui. 100%...évidemment ! Facile ! En prenant de gros risques !!
Du levier dis-tu ??! Alors oui dans ce cas facile......mais quel risque
énorme ! On peut tout perdre ! Si le marché perd 20%, avec un levier 5, tu
perds tout d'un seul coup !!.....rappelle toi les malheurs de Nick Leeson
qui s'est retrouvé en prison....."
Ils ne connaissent souvent pas
l'activité réelle de Leeson, qui était de l'arbitrage international sur
options.....avec des volumes qui sont devenus colossaux par rapport à la
petite Bourse de Singapour. Il représentait plus de la moitié du marché à lui
tout seul. Si bien qu'à la fin, il suffisait qu'il commence à acheter ou
vendre quelque chose pour que toute la place le suive...et oblitère ainsi
tous ses résultats vu l'énorme inertie qu'il avait avec son volume....on
rejoint le point 1......les limites de la loi exponentielle..... Regardez
encore une fois la courbe de perf jointe.
Vous avez dit risque
??!!
J'avais CONTRACTUELLEMENT, et j'ai toujours, l'obligation de ne
pas descendre sous la barre des - 15%. Pour faire du spéculatif et viser
100% minimum sur l'année, c'est une forte contrainte.
Et pourquoi à
votre avis la perf est quasiment nulle sur les deux premiers mois, et bondit
par la suite ?? Parce que j'étais nul jusqu'au premier mars, et génial après
??! Que nenni..... Par hasard ?? (ah celle la aussi vous l'entendrez....).
Encore moins ! Tout simplement parce que le risque se GERE.
Avant
d'avoir décollé, je prenais de petits trades, de petits risques, jusqu'à ce
qu'enfin, ma marge de manouvre augmente peu à peu. Plus la perf augmente,
plus le risque pris peut augmenter. Et la performance va à la performance,
tout comme l'argent va à l'argent. C'est là aussi la dure loi du
capitalisme.
Et puis surtout, la corrélation du portefeuille est
évidemment pilotée au quotidien et jamais laissée au hasard. (voir
5)
Pour résumer, quelle que soit la direction du CAC, montée, descente ou
Flat, j'étais certain de ne pas descendre sous -15% (vous voyez en fait que
je suis descendu à -5% au plus bas), et je savais que j'atteindrai mon
objectif fort modéré et raisonnable de 100% sur l'année. La seule inconnue,
c'était le timing exact du décollage qui me permettrait d'augmenter le
risque...cela aurait pu être en janvier, au pire en mai ou juin, c'est arrivé
en mars.... Regardez aussi la pointe mi-février.
Hasard ? Incompétence
? Que nenni !!!!
La pointe est due au décollage d'Eurotunnel que j'avais
prévu depuis longtemps, sans savoir à quelques semaines près quand il aurait
lieu, mais sachant en revanche qu'il présentait un rapport potentiel /
risque, chose essentielle avec la décorrélation, exceptionnel.
Et j'ai
donc, DES que cela s'est produit, instantanément AUGMENTE mon niveau de
risque, de manière calculée et maîtrisée, pour pouvoir décoller, ce qui s'est
en fait produit plus tard en Mars. En calculant mon risque de telle manière à
ce qu'AU PIRE, la perf redescende sur -5%. Le scénario réel n'a pas été des
meilleurs et la perf est revenue sur 0. Elle aurait pu à ce moment là monter
à 40% d'un seul coup. J'ai alors immédiatement réduit à nouveau drastiquement
le risque pris (levier effectif et non pas réel, montant moyen des trades,
risques inhérents aux supports utilisés). Pour en terminer avec la gestion du
risque, il faut savoir que je m'étais fixé personnellement une barre à -10%,
puisqu'à -15% j'étais viré......et que toute ma gestion élaborée du risque a
visé à respecter cette très forte contrainte tout en permettant au
portefeuille de décoller pour viser une perf à l'année supérieure et même
probablement très supérieure à 100%. Avec 52% sur à peine 4 mois, je pense
être sur la bonne voie....
4. GAGNE-T-ON GRACE A l'AT ??!
On
gagne avant tout avec une psychologie adaptée, puis avec des techniques de
gestion du risque de qualité (money management pour les anglophones). L'AT
vient effectivement en troisième position et permet d'augmenter encore la
perf avec un timing amélioré. C'est un des éléments clés du succès. Je n'ai
vraiment rien inventé. J'ai simplement redécouvert par moi même depuis que je
suis professionnel ce qui est écrit dans tous les bons bouquins américains
sur la vie et l'expérience des traders professionnels.....
En
revanche, il y a bien une chose qui vient tout à la fin (je ne dis pas que
c'est inutile totalement, cela peut aider.....mais vraiment après tout le
reste), c'est l'AF.
L'AF, c'est un truc pour les vrais mégalos
(attention...ce sont souvent ceux qui traitent les autres, ceux qui
réussissent et qui le disent, de mégalos). Pourquoi ?
Parce qu'il faut
une sacré idée de soi pour penser qu'on puisse avoir un avis plus pertinent
sur l'influence des facteurs fondamentaux que le cours lui-même, donc que
l'ensemble du marché, que TOUS les autres. C'est omettre la composante
psychologique essentielle. Le cours de Bourse d'un titre c'est quoi ? C'est
mathématiquement une fonction complexe et difficilement descriptible des
différents paramètres fondamentaux propres à l'entreprise et des paramètres
internationaux PLUS une fonction purement psychologique de comportement du
marché.Une simple chose : le volume d'actions disponible sur le marché ou non
disponible peut faire que toute une catégorie d'opérateurs s'intéresse ou non
au titre.
Vouloir utiliser l'AF, c'est vraiment penser que tout seul dans
son coin le Dimanche devant son Journal des Finances, on aura une meilleure
analyse que TOUS les autres ! que tous les analystes et les traders
professionnels, qui au moment ou vous lisez le dit journal ont déjà intégré à
leur raisonnement et donc à leurs ordres d'achat/vente leurs visions du cours
plusieurs jours avant.
C'est qui les mégalos dans le schéma
??
Une dernière chose sur l'AT.
J'ai rencontré plusieurs
personnes, souvent des "professionnels de la Finance" (ah ah....le syndrome
du costume trois pièces) qui m'ont dit qu'"on" leur avait dit que ça ne
marchait pas très bien l'AT "finalement".....enfin que ça marchait parfois et
parfois pas. Que faut-il comprendre ?
Déjà bien sur qu'ils font
évidemment partie des 9/10 d'incompétents. Ensuite qu'eux ont éventuellement
approché la chose en tentant de lire quelques articles ou livres pour les
plus persévérants, et n'ont soit rien compris soit pas eu le courage de
persévérer bien longtemps. Et enfin, que le fameux "on" qui leur a dit ca est
visiblement considéré comme plus compétent (sans doute plus âgé, un supérieur
hiérarchique....le syndrome du charisme)....mais est visiblement lui aussi
inexorablement dans les 9 sur 10.
5. DE L'IMPORTANCE DE LA DECORRELATION
- On achète une action bien pépère. Une seule. Parce
qu'on y croit pour des raisons fondamentales (vous êtes marrants vous...avec
le nouveau patron, l'action Tartempion ne peut que monter !) - On ne fait pas
d'effet de levier. - On la met gentiment sur son PEA.
- On a
l'impression d'être un investisseur sérieux. Pas comme cet ignoble Barefoot
sur Internet qui prétend faire beaucoup plus de 100% par an !
Pfft! Évidemment avec de l'effet de levier c'est facile !! Mais le jour ou il
va se planter celui là....ce sera bien fait pour lui !! Eh bien on est
déjà dans le faux. Dans le risque.
Parce que sans s'en rendre compte, on
a parié sur deux choses simultanément : sur l'indice et sur
l'action.
Si on a acheté Tartempion et pas une autre, c'est parce qu'on
pense que Tartempion doit monter PLUS que les autres, plus que l'indice non,
sinon cela n'a aucun sens. Il fallait jouer l'indice ou un panier
d'actions. Les événements qui vont influer sur l'action d'une part et sur
l'indice d'autre part vont être de natures et de timings très différents. Et
il est fondamental de décorréler les deux. De deux choses l'une. Soit on a
une opinion forte sur l'évolution de l'indice (comme Crock ! Non je
rigole...je parle d'une vraie opinion qui ne change pas toutes les 5
minutes). Dans ce cas, on joue l'indice avec des instruments faits pour cela
: le Monep ou les produits d'Acer Finance (voir plus bas). Soit on n'en a
pas. Et même si on en a une, le pari fait sur l'action Tartempion doit lui
être décorrélé au maximum du pari fait sur l'indice. Ce qui fait que la seule
façon de jouer intelligemment l'action Tartempion et rien d'autre, c'est
d'acheter simultanément avec l'action un morceau de produit de décorrélation,
fonction du Beta du titre acheté. Parfois le Beta ne sera pas connu mais
devra être estimé ou intuité par expérience, ou par soft. Il est évident par
exemple que LVMH ou L'Oréal ou France Telecom ont des Betas élevés,
supérieurs à 1, et amplifient le mouvement de l'indice. On le sent
intuitivement sans faire le calcul de la corrélation mathématique.
A l'inverse, des actions comme Eurotunnel, Primagaz, ont des Betas
faibles. En pratique, on ne fera pas ce double achat à chaque opération sur
une action. En revanche, il est essentiel de toujours maîtriser la
corrélation globale de son portefeuille à l'indice. De connaître la
corrélation moyenne, pondération des Bêtas des titres détenus. Et de modifier
cette corrélation avec des produits dérivés pour que l'ensemble du
portefeuille corresponde au mouvement prévisible de l'indice, mais en
diminuant la sensibilité à cet indice en cas d'effet de levier
important. Un krach ça se gère.
Si vous achetez sur un portefeuille
500% de L'Oréal....il est certain qu'il y a du souci à se faire, une action
de Bêta supérieur à 1, avec un levier de 5, vous avez une corrélation au
CAC40 supérieure à 5. Un krach de 10%......c'est le plongeon aux enfers. La
ruine.
Maintenant si vous avez, toujours avec du levier, 100% de L'oréal
à l'achat, 100% sur Eurotunnel, 100% de VAD sur France Telecom, 100% d'achat
sur Primagaz, vous avez une corrélation à l'indice de 0.4 ou 0.5, malgré
un levier apparent élevé, que vous pouvez contrer en achetant un peu
d'Acer Stratégie ou un put CAC40 judicieusement calculé pour réduire
cette corrélation à 0.1. On ne réduit jamais évidemment totalement
(d'autant plus que le Beta n'est pas une constante mais une fonction de la
dérivée de l'indice, déformée lorsque les variations de l'indice dépassent 2%
par jour.....) ...mais si vous prenez ce type de précautions, le portefeuille
décrit ci-dessus, en cas de krach, résistera hyper bien....voire montera un
peu si avez réglé votre corrélation en légèrement négatif.....
Acer
Finance a sorti deux FCP peu connus, AcerCube et Acer Stratégie,
qui multiplient par 3 les variations du CAC40 SANS VALEUR TEMPS contrairement
au Monep. Une baisse de 10% du CAC se traduit par une montée de 30%
d'Acer Stratégie.
Ces deux FCP se manipulent comme tous les autres :
on achète ou on revend au cours du jour, ils ont un code : 40829 pour Acer
Stratégie et 40830 pour AcerCube je crois.
On peut alors soit jouer
l'indice lui même si on veut jouer une tendance indicielle....soit utiliser
ces produits en money management en décorrélation de portefeuille,
indispensables encore une fois en utilisant un levier
élevé.
L'avantage d'avoir des produits au Beta fixe et connu à l'avance
de 3 et de -3 est intéressant, et permet en bloquant peu de liquide (grâce à
ce coefficient élevé de 3) de décorréler tout en gardant de la couverture
pour prendre des positions fortes à levier par ailleurs.
Ma
performance de 52% sur moins de 4 mois, avec surtout une perte maximale de
5%, que j'aurais réalisée aussi bien avec un CAC haussier que baissier que
flat, elle est due en partie à ces techniques de
décorrélation.
Maintenant demandez à tous les charlots du dessus, vous
savez, les cassandro-exponentiellologuo-Leesono-scientifiques, combien
d'entre eux utilisent mathématiquement des techniques de décorrélation de
leur portefeuille......
Si vous m'en trouvez un seul
j'achète....
En tout cas, regardez bien l'émission sur LCI le samedi. Ne
la ratez sous aucun prétexte, tout comme moi.
Parce que c'est la
démonstration sidérante de ce qu'il ne faut pas faire pour réussir ! Et leurs
résultats sont à la clé : en gros 0. Car ils parlent toujours en plus en perf
brute brute brute, en omettant allégrement les frais d'entrée et de sortie.
Je ne parle même pas de report évidemment. Ils en sont à mille lieux. Moi je
parle en perf nette, nette.
Nous sommes Samedi. Je viens encore de
regarder. A mourir de rire. Ils ont un portefeuille de merde TOUT A L'ACHAT,
sans aucun décorrélateur évidemment.
Les petits porteurs croient que
c'est un portefeuille sans risque parce qu'il n'y pas de VAD et pas de
levier......Grave erreur !! Leur portefeuille est dix fois plus risqué que le
mien qui affiche un levier "apparent" de 3.
D'ailleurs voila deux
semaines qu'ils arrivent la queue basse en disant que leur portefeuille a
baissé dans la semaine, mais que ce n'est pas grave (!!) car l'indice lui
même a baissé....
Sur les deux dernières semaines, pendant qu'eux
paradent avec leurs costumes et leurs têtes à claques en expliquant que
perdre de l'argent c'est très bien, moi j'ai fait (voir courbe)
respectivement + 6% et + 5%
Anecdotiquement, la perf allant à la perf,
les 5% appliqués à 43% font 52%........
6. FORMATION et COMPÉTENCES NÉCESSAIRES
Bien, alors comment arriver à tout cela ?
Le mail
cité en référence au début pose explicitement la question.
Et je
séparerai la réponse en deux parties bien distinctes.
Tout dépend ce
qu'on veut faire....trouver un job dans la Finance institutionnelle ? ou être
réellement bon et viser des performances élevées à titre individuel et
indépendant.....
Si vous cherchez un job dans la Finance
institutionnelle, les pré-requisites sont les suivants :
- une
formation reconnue en Finance, si possible un MBA, Wharton tant qu'à faire,
mais un MBA de base pour fils à papa aux States fera l'affaire. HEC pour les
besogneux éventuellement. - être pas trop nul en maths et informatique. Un
bon vernis suffira toutefois. La formation précédente assurera sans problème
ce vernis. - des chaussures, une cravate, et des cheveux courts - un
réseau relationnel et si possible papa qui navigue déjà dans la Finance -
Franc maçon pour aller encore plus vite, et surtout pour obtenir l'agrément
de la Cob si vous créez un jour votre société de gestion.
(Cas
particulier : si papa et grand papa étaient fondateurs d'une Société
de Bourse connue sur la place de Paris, vous pourrez en fait même vous
passer du BAC.....Je ne cite pas de noms pour ne pas être poursuivi en
diffamation, mais je ne plaisante pas.....)
Et vous serez alors
confronté à un job où : - vous gérerez de très grosses sommes d'argent, mais
avec un pourcentage moyen (20 ou 30%), et un pourcentage de ce pourcentage
infime pour vous - vous serez contraint à la médiocrité du résultat....car
par construction on vous jugera sur de grosses sommes PAR RAPPORT AU CAC40,
ce qui vous forcera à être corrélé positivement à l'indice, et même très
positivement, et de plus avec un max drawdown autorisé avant d'être viré
ridiculement faible. Cela va à l'encontre de ce que j'ai exposé précédemment
et vous contraindra à une perf sinon médiocre disons moyenne. De plus, vous
baignerez dans le milieu des 90% à fond du matin jusqu'au soir....et vous
finirez FATALEMENT par vous laisser polluer par leurs discours
fondamentalistes, par les bruits de couloirs et les rumeurs de salles de
marché, et par la médiocrité structurelle due à la loi du marché, de
l'approche de la masse. (Cas particulier : si vous dirigez la société de
Bourse de grand-papa, vous touchez de l'argent de toute façon chaque fois
qu'un de vos clients achète ou vend, quelles que soient les compétences et
les performances de ce client....donc pas de souci à se faire. Penser à
fleurir la tombe de Grand-Papa à la Toussaint.) Maintenant si vous cherchez à
être bon dans l'absolu, indépendamment de toute contrainte sociale ou
organisationnelle, si vous cherchez à faire 200% par an pour de gros clients
privés en prenant une grosse partie de ces bénéfices et à vous payer votre
yacht au bout de 10 ans......c'est "un peu" différent.... Il faut cette
fois-ci des compétences et des qualités.....
Les COMPÉTENCES nécessaires
pour faire un carton en trading
Compétence 1 : AIMER les
chiffres Bon....il faut être bon en maths c'est évident....puisqu'on manipule
des chiffres, des courbes, des probabilités, il vaut mieux être à l'aise
avec ces concepts.....au niveau théorique, un bon BAC scientifique suffit,
les notions manipulées n'étant pas, prises individuellement, bien
complexes.
Mais il faut
surtout aimer cela.....jouir quand on manipule des milliers et des milliers de
chiffres, de courbes, d'historiques.
Compétence 2 : AIMER l'informatique Indispensable
aussi maintenant, puisque la clé de tout est le téléchargement des cours et
leur analyse au moyen d'outils et de softs plus ou moins complexes. Il vaut
mieux assurer un minimum....et tant qu'à faire AIMER la programmation. Cela
permet de développer des logiciels annexes, de tester de systèmes de trading,
bref, c'est une corde plus qu'utile.....
Compétence 3 : Avoir un
minimum de notions de Business Bon, cela est moins important que les deux
premiers critères, mais cette compétence n'est pas nuisible et aide à mieux
comprendre les tenants et les aboutissants économiques sous-jacents aux
mouvements des prix.
Attention toutefois à ne pas trop accorder
d'importance à cet aspect, qui conduit tout droit à l'analyse
fondamentale. On peut ajouter si on doit gérer des clients quelques
compétences commerciales, du type savoir écrire de gros et mêmes très gros
rapports pour faire sérieux, car si en arrivant à la fin de l'année avec une
perf à 3 chiffres votre client est aux anges, si en plus vous arrivez avec un
pavé de 500 pages en Opale Toilé, tout en couleurs, il vous déroule le tapis
rouge.
Jusque là rien d'extraordinaire et franchement,
la bande de mes cyber-ennemis, les turbo-générateurs de pertes, doivent déjà
être en train de pester en se disant que je monopolise le cyber-espace avec des
trivialités.....
Compétence 4 : AIMER la physique Déjà
moins trivial......non ? Mais les mouvements des cours de Bourse sont très
proches d'un mouvement mécanique régi par des lois physiques. Et d'ailleurs
les termes employés ne trompent pas : "rebondir sur son support"....ce n'est
pas de la mécanique ca ?, "tester sa résistance", ce n'est pas de la
résistance des matériaux ? Des forces s'appliquent au cours de Bourse,
résultantes de composantes multiples, macro-économiques, micro-économiques,
et psychologiques....et autres mais je ne puis trop en dire comprenez moi.
Une modélisation mécanique de l'évolution des cours donne ainsi une approche
novatrice excellente. L'espace à deux dimensions (cours, temps) est loin,
très loin d'être homogène et continu. Il présente une viscosité variable dont
l'étude et la modélisation conduisent à des résultats très
intéressants.
Compétence 5 : AIMER la musique Plus étonnant.... Il y a
une similitude étonnante entre une courbe de Bourse et une partition
musicale. C'est dans les deux cas une représentation conceptuelle de
l'évolution dans le temps d'un phénomène, complexe et fractal à un niveau de
détail, mais sous-tendant un message global sur la durée. Une courbe de
Bourse doit se "déchiffrer" d'un coup d'oeil. Le foisonnement de détail et
d'indicateurs doit laisser voir à l'oeil expert en un coup d'oeil les
messages cachés globaux que nous adresse le titre. J'ai gardé cela pour la
fin, car cette constatation est probablement plus importante qu'il n'y
paraît.
Ceux d'entre vous qui sont
allés au Conservatoire savent que la facilité de déchiffrage d'une partition
musicale ne s'apprend pas ou pas vraiment. Il y a des gens naturellement doués
pour déchiffrer en un éclair une fugue de Bach à 4 ou 5 voix....et d'autres qui
doivent batailler pendant des heures sur une partition classique à deux voix, en
jouant note par note, mesure par mesure, voie par voie, et en tentant peu à peu
d'assembler le tout. Ces mêmes compétences innées dans le déchiffrage des
courbes de Bourse....cela ne s'apprend pas dans un MBA....
Les QUALITÉS nécessaires pour faire un carton en trading:
Je différencie les
compétences, qui peuvent s'acquérir en partie, et les qualités, qui sont des
traits de personnalité plus ou moins innés. Bien que j'aie à dessein employé
le mot "AIMER" dans les compétences....ce qui sous-entend qu'il ne suffit pas
d'apprendre. Mais on peut en revanche améliorer la situation de base avec
quelques efforts.
Les QUALITÉS suivantes sont beaucoup plus des traits
psychologiques, des éléments de caractère, qu'on peut vraiment difficilement
changer.
Il faut pour réussir en trading avoir une double personnalité à
la fois JOUEUR et créatif, et GESTIONNAIRE et rigoureux. Deux types de
qualité évidemment habituellement totalement opposés ! Et j'ai rencontré
pléthore d'apprentis boursicoteurs qui entraient soit dans une catégorie,
soit dans l'autre. Ceux qui savent et aiment maîtriser le risque sont souvent
paralysés dès qu'il s'agit de prendre un risque, d'imaginer l'issue d'un
trade.....et ceux qui sont suffisamment joueurs pour aimer le trading et
prendre les risques nécessaires.....ne savent que très rarement appliquer les
techniques de maîtrise du risque et de money management.....qui d'ailleurs
les barbent prodigieusement. J'ai rencontré récemment un trader à succès, qui
apparaît d'ailleurs lui aussi fréquemment sur le Net, et nous en avons parlé,
car j'ai été frappé en discutant avec lui toute la soirée de constater qu'il
avait cette même dualité étonnante de personnalité.
Il est tout comme
moi un joueur, un jouisseur. Il aime les boites de nuit, les filles, les
voitures rouges de sport (surtout la sienne), il aime inventer, créer,
risquer....bref un artiste. Plutôt anti-conformiste également dans le
look. Et puis, de façon étonnante en creusant la discussion sur le trading,
je me suis aperçu qu'il était implacable et impitoyable sur le money
management, sur la maîtrise du risque et la gestion minutieuse et précise de
toutes ses positions, de tous ses clients. Et sans avoir à se forcer. Ce
côté gestionnaire rigoureux cohabite visiblement chez lui en parfaite
harmonie avec son côté artiste et joueur.
La clé du succès sans nul
doute.
Être un artiste gestionnaire, un rigoureux jouisseur.
En
d'autres termes, il faut être à la fois cerveau gauche et
cerveau droit....une sorte d'être parfait ;-))))))))
Encore deux
traits de caractère additionnels qui aident : - être suffisamment psychologue
pour comprendre les non dits du client....et bien comprendre ses objectif
réels au travers des mots, en chiffrant surtout le max drawdown qu'il est
prêt à accepter. - et aussi aimer apprendre, découvrir en permanence et lire.
A ce propos, pour répondre au mail initial, je ne conseille qu'un seul livre,
dans lequel tout y est, tous les concepts fondamentaux. C'est celui de
Weinstein "Secrets pour gagner en Bourse" aux Editions Valor. Les autres sont
des livres de techniciens sans envergure. Tous les Dublanc Nison et
autres....vous allez faire du FranceAT, de l'AT du pauvre....vous serez dès
le départ sur la voie de garage. Je ne parle même pas de Cahen. Prenez du
recul. Sortez la tête des indicateurs amuse-cucu. Lisez Weinstein et rien
d'autre. Puis réfléchissez, cherchez, créez.
Et moi par rapport à tout cela ?
La encore, les cyber vieux schnoks vont hurler à la
mégalomanie exacerbée. Qu'ils se calment. Je ne fais que répondre à la
question qui m'a été posée. Rapidement sur moi puisqu'on me posait la
question : Bac C à 16 ans avec deux ans d'avance, Sup SpéM', Supelec à 21
ans. Donc pas de formation en Finance stricto sensu. Puis développement
d'innombrables logiciels, y compris en assembleur, gestion (y compris une
gestion de portefeuille boursier sur PC en 83) et sciences (comptage
automatisé sur images digitalisées de cellules pour la lutte contre le Sida).
Puis 5 ans de conseil (Andersen Consulting) en management et informatique.
Puis admission à l'Insead, le MBA européen. Puis Directeur Technique de
l'activité SAP de Bull France. Puis Directeur de la Stratégie Internationale
et du Marketing Stratégique de l'activité SAP de Bull Monde. Puis marre de
gagner même pas 1MF par an en étant toujours reconnu pourtant comme génial
partout.....donc indépendant quelques mois.....puis trader. En parallèle,
depuis l'age de 19 ans, écriture de 12 livres sur l'application de
l'informatique et du développement logiciel aux Mathématiques, livres
référence dans les classes de Spé dans les années 85-92. Traduits en anglais
et publiés par John Wiley&Sons. Et puis, pour faire référence à la liste
de qualités et compétences ci-dessus, 8 ans de piano, concert Salle Pleyel à
13 ans lors d'une remise de prix du Conservatoire, plutôt doué en déchiffrage
de partitions musicales....
Ceci explique peut-être cela.
7. DE L'UTILITE DES LOGICIELS ET OUTILS
Indispensable évidemment
!!
J'en ai vu mégoter sur 3 KF en se demandant si ça valait le coup !!
Aucun avenir sans ! N'importe quel logiciel actuel est amorti dans le
mois, quelle que soit la taille du portefeuille. Nous avons depuis
quelques années une chance exceptionnelle d'avoir à disposition ces outils
pour trois fois rien.
Walmaster ou Metastock sont les deux plus courants.
J'ai pour ma part fait l'essentiel de mes profits avec Walmaster, et je
l'utilise encore pour la partie graphique. Mes premiers "tableaux magiques",
similaires à ceux de "Dédé", étaient faits sous
Walmaster.
Tradestation oui mais plutôt orienté futures. Le back testing
ne permet pas de tester des stratégies sur plusieurs actions simultanément
attention !! Je l'utilise avec un flux temps réel satellite uniquement pour
la réception de cours en temps réel et détection des dépassements de seuils
préprogrammés. Les seuils sont calculés par mon soft perso, pas par
Tradestation.
Pour aller plus loin, un outil de money management est
indispensable. Malheureusement, il n'existe aucun package bien sérieux sur le
marché. J'ai pour ma part utilisé mes 15 ans d'expérience dans le soft pour
me développer un soft maison, assurant toute cette partie de gestion
stratégique du risque et d'aide à la décision. La question a été posée de
savoir si j'en ferais profiter autrui ! Bien sur que non ! Cet outil est le
fruit de centaines d'heures de développement, et dans le passé de milliers
d'heures et d'années d'expérience du logiciel et des bases de
données.....tout travail se valorise....et cet outil n'a et n'aura jamais
qu'une seule finalité : me permettre de maintenir et d'améliorer mes
performances à 3 chiffres sur des montants gérés de plus en plus importants
avec de moins en moins d'efforts. Il est d'ailleurs conçu et programmé de
telle manière à ce que je sois le seul à pouvoir l'utiliser....tant pis si je
meurs (!), toutes les notions et les concepts imbriqués étant codés et
apparaissant sur les écrans et dans le code sous la forme de couples de
lettres en apparence totalement ésotériques. Ce détail me permettra également
de travailler avec un assistant de gestion en lui laissant manipuler des
parties très spécifiques et basiques de l'outil comme par exemple la
génération des valorisations quotidiennes et des courbes de perf à partir des
opérations détaillées.
8. PROFESSIONNELS et AMATEURS
Il
faut définir ce qu'on appelle un professionnel. Pour moi un professionnel est
quelqu'un qui se consacre à temps plein aux marchés, et est capable d'agir et
de réagir quasiment pendant toute la durée d'ouverture du marché. Cela est
donc vrai non seulement pour un trader salarié, mais également pour un
indépendant, voire quelqu'un qui gère son gros portefeuille seul, ou
un retraité qui ne ferait que ca. La nuance est de taille, tous les
super-pros que j'ai rencontrés ne sont pas des traders salariés, mais sont
indépendants. Sur BFTC en particulier, sur les 6 meilleurs, qui font tous
allégrement plus de 100% par an, 3 (dont moi-même) sont des indépendants
travaillant pour de gros clients avec de grosses commissions au pourcentage.
Les autres sont des amateurs éclairés qui appliquent leur art à leur
portefeuille.
Selon le style de gestion de chacun, c'est 30% sur le
trimestre, 15% par mois, 200% à l'année, mais les tops-traders de BFTC font
tous régulièrement ce genre de perfs, certains depuis de nombreuses années,
de façon régulière. Mais nulle ombre de trader salarié ou de gestionnaire de
Sicav !! 3 "pros" m'ont demandé d'entrer dans BFTC. Après avoir examiné leurs
perfs et discuté avec eux, je les ai refusés. Niveau insuffisant.
Nettement.
Une chose important à savoir est qu'un pro fera forcément, à
compétences égales, une performance bien supérieure à quelqu'un qui est
salarié par ailleurs ou qui a un autre activité simultanée.
Prenons un
exemple pour illustrer pourquoi.
Une action voisinait depuis plusieurs
jours sous une résistance majeure. On savait que si la résistance était
franchie, un rallye haussier de 20% de potentiel était fort
probable.
Un jour la résistance pète. Le cours prend 5% en clôture. Le
particulier, M'sieur Duglu, arrive le soir, fait tourner son petit tableau de
valeurs bouliches en daily, et voit le signal d'achat ! Il jubile. Il achète
au cours d'ouverture le lendemain matin....oui...dommage mais il a un
séminaire important qui le prendra de 9h à 12h et est obligé de passer
l'ordre à 8H30 sans connaître le prix d'ouverture....et il en veut vraiment,
donc il passe un ordre PMA. Comme M'sieur Duglu n'est pas le seul...le cours
d'ouverture monte encore de 2%.
Et M'sieur Duglu achète donc à +7%. Son
potentiel n'est plus que de 13%, mais cela parait génial à M'sieur
Duglu.....pensez donc, 13% en 15 jours à peine !!
C'est oublier les
frais d'achat / vente, allez 2%. Et le slippage à la vente. Reste 10%. Et
encore je ne suppose pas que M'sieur Duglu nous fasse la même connerie à
l'objectif, en ratant une journée et 2%. Sinon il ne reste rien.
Pas
mal direz-vous 10% ??
Perdant à terme, vous dis-je. Car 10% de
potentiel.....à rapporter à 10% de risque, les 7% initiaux plus slippage +
frais, soit une espérance mathématique nulle.
Un stop achat direz-vous
?? Impraticable au dessus d'un certain montant géré sous peine de déclencher
les foudres des floor traders qui viendront vous gunner vos stops lorsque les
résistances en question ne seront pas franchies.....
Le pro il fait
quoi ? Il programme son flux temps réel et son Tradestation pour être alerté
du franchissement de seuil. Ce n'est pas le soir, au moment du tableau des
valeurs bouliches qu'il agit, c'est dans les 5 minutes qui suivent le signal
technique (et donc l'info fondamentale éventuelle qui est derrière dont on se
fout comme de l'an 40) Et comment il achète ?? Il est puissant, donc il fait
rechuter le cours par des ventes "poker", "kamikazes", puis il place un gros
ordre énorme dans le carnet pour impressionner en sens inverse, et des ordres
non dévoilés étalonnés dans l'autre sens pour ramasser, mélangés habilement à
des ordres leurres pour tromper les petits porteurs éventuellement présents
en plein jour.
Et il en ramasse un paquet, à un cours moyen de l'ordre de
1% maxi au dessus de la résistance. Risque net : 4% Potentiel net :
16%
En fin de journée, il achète avec une tactique différente....il fait
monter le cours en mettant le paquet d'un seul coup sur la table......pour
faire jublier M'sieur Duglu le soir quand il rentrera du travail......et lui
faire sauter sur la super occase avec un potentiel risque au mieux merdeux,
et négatif en moyenne.....
C'est quoi la conclusion de tout cela
???
C'est qu'à compétences égales, un professionnel fera toujours mieux
et même beaucoup mieux qu'un amateur.
Aussi, face à cette réalité
incontournable, ne restent que trois attitudes, dont deux seulement efficaces
: - On continue à gérer soi-même en dilettante son portefeuille. On fait 20%
les bonnes années....et on insulte ceux qui affichent sur Internet des
performances à 3 chiffres en leur faisant le coup de l'exponentielle. Sympa
pour l'ego et pour le fun....mais totalement inefficace. - On vérifie qu'on a
toutes les compétences requises et un portefeuille à gérer de 500000 francs
grand minimum. On plaque tout le reste. On ne fait plus que ca. Et la la perf
va monter peu à peu. Seu pré-requisite : un joli paquet de couilles pour tout
plaquer pour l'inconnu. - On confie son argent à un vrai pro, un trader à
succès, qui évidemment va vous ponctionner de 30% à 80% selon le contrat et
le trader.....Mais 50% de 200%, cela fait 100%, sans aucun stress,
aucun travail, aucune compétence requise.....et c'est fichtrement mieux que
les 20% ou 30% de l'option 1.
Évidemment vous aurez compris le gros
problème de l'option 3 : le top-trader il faut le trouver....d'autant plus
que lui, le plus souvent, n'aura pas besoin de vous !! Ceux de BFTC que je
connais et moi-même par exemple ne cherchent pas de clients, bien au
contraire !! Je dois dire non à tout un paquet d'amis qui veulent me confier
500KF..... Gérer sérieusement et faire des perfs mirifiques, c'est possible
sur une poignée de comptes, 5, 10 tout au plus. Si vous acceptez Père, Tante
X, et vos 3 meilleurs potes, c'est déjà trop....alors les autres !! En
plus, pour trouver le top-trader, il vous faudra avoir une jolie
surface financière d'emblée.
Je sais qu'à titre personnel, même quand
mon portefeuille de clients n'était pas encore en phase de débordement, 1MF
ne m'intéressait pas. Même avec une perf de 200%, plus réaliste que
l'objectif affiché de 100%, cela ne fait que 2MF de généré, dont 1MF pour le
client, et un pour mois....moins toutes les innombrables charges et
impôts....restent 20.000 francs par mois nets nets environ. En gérant 5
comptes, cela fait 100KF par mois. Pas de quoi s'acheter un yacht dans 5
ans......ni même un hôtel particulier de base d'ailleurs. Même avec 200% par
an, n'en déplaise aux exponentiellologues.
Pas brillant non plus l'option
3 finalement....
Vous êtes donc condamnés à l'une des trois options
suivantes :
1. Faire une perf merdique à vie, et croire que cette
merditude est universelle
2. Avoir une belle paire de couilles, et
500KF ou quelqu'un prêt à vous confier 1MF au moins, tout plaquer et bosser,
bosser, bosser.
3. Avoir plusieurs millions de francs, et avoir la chance
de trouver sur votre route un trader à succès qui vous
accepte.....
Sinon.....c'est la voie vers les Sicav, et back sur option
1.
9. COMMENT TROUVER UN JOB OU DES CLIENTS
Question la encore
posée dans le message initial.
Je ne puis nullement parler de manière
générale.
J'ai évoqué dans la partie formation et compétences ce qui
concernait un poste de trader salarié.
Pour un job d'indépendant, se
faire remarquer est possible de nos jours sur Internet. Si tu es ou si tu
deviens très bon, tu peux créer ta liste de diffusion de signaux de trading,
ou ton site perso, et la communauté te jugera très vite au bout de quelques
mois. Pour ma part, après avoir, l'année dernière, fait quelques
interventions publiques en donnant non seulement des signaux de trading
parfaitement timés, mais également et surtout des explication détaillées sur
le pourquoi et le comment de ces signaux, j'ai vraiment eu très vite
l'impression de donner de la confiture aux cochons, vu les réactions de
jalousie basique que je provoquais, et j'ai assez vite créé ma propre liste
publique. Liste publique qui lorsque j'ai eu une renommée suffisante et
largement plus de clients qu'il ne m'en fallait (le premier trouvé sur
Internet, puis le bouche à oreille, et la loi exponentielle - encore elle -
se sont chargés du reste) ne m'apportait plus grand chose...et que j'ai par
conséquent fermée, pour ne garder qu'un club ultra privé, BFTC, le Barefoot
Trading Club, formé des meilleurs des meilleurs repérés sur le Net depuis
plus d'un an. Deux douzaines de membres pour l'instant....et une sélection
progressive et permanente devrait réduire ce nombre progressivement à 15
d'ici 6 mois. Tu peux aussi tenter de travailler pour ou avec quelqu'un de
plus expérimenté.
Je ne peux pas te proposer de jobs pour l'instant, je
préfère travailler seul c'est tellement plus cool ! Et même si je ne parviens
pas dans les 6 mois qui viennent à dire non éternellement à tous les amis qui
me demandent de gérer des petits comptes à 1MF, je recruterai sans doute un
ou deux assistants traders chargés de toutes les tâches logistiques:
passations d'ordres et suivi avec les intermédiaires, gestion a posteriori et
suivi de la perf, élaboration de superbes rapports clients trimestriels,
entretien des outils, logiciels et matériels, sauvegardes, etc etc....travail
sans doute en partie répétitif et rébarbatif, mais formateur. Après tout
combien de stars de télé ou de cinéma ont commencé en acceptant des petits
emplois subalternes juste pour entrer et approcher le système....MAIS, mais
je connais en gros déjà la poignée de personnes à qui je proposerai
de travailler avec moi.....
10. MAIS AU FAIT POURQUOI PIEDS NUS ??!!
Oui je marche pieds nus en permanence....ce qui en étonne plus
d'un en France (beaucoup moins en Angleterre), et surtout dans le milieu
policé de la Finance parisienne, comme vous pouvez l'imaginer..... Pour
une raison essentielle très simple : pour appréhender le Monde et la Terre
avec une dimension sensorielle supplémentaire.
L'Homme a 5 sens, mais
s'est habitué peu à peu à inter communiquer avec le Monde avec principalement
la Vue et l'Ouie. Un peu l'Odorat pour les écolos, mais c'est
tout.
Marcher pieds nus permet de TOUCHER la réalité en permanence. De
"Garder les pieds sur Terre", au sens le plus profond. De sentir les textures
diverses, le goudron, les tapis moelleux des palaces, les moquettes des
théâtres, l'herbe d'un green.
Accessoirement, c'est un extraordinaire
moyen de sélectionner les gens ouverts d'esprit et conséquemment plus
intelligents et brillants que les autres. 9 personnes sur 10 me prennent pour
un dingue. Exit. Mais la dixième, celle qui ose demander, questionner,
interroger, s'interroger, se remettre en question, celle là même me fait
passer souvent une excellente soirée.
Et puis je n'ai rien
inventé....Jésus, Socrate, Léonard de Vinci l'ont fait avant moi. Sans
remonter si loin, Lio, Zazie, Marthe Mercadier....sont des adeptes de cette
philosophie de Liberté extrême.
CONCLUSION ET SYNTHÈSE
Pourquoi ai-je fait ces quelques développements
?
Parce que bien que sachant que par construction 9 personnes sur 10 ont
tort sur Internet et ailleurs (et encore.....ça c'est que l'on
dit....c'est probablement déjà optimiste), j'en ai plus que marre de lire et
de relire des messages de doute et d'incrédulité.
Et parce que j'ai
voulu une bonne fois pour toutes qu'on fasse la différence entre les deux
propositions suivantes :
" Il est possible de faire 100% et plus
régulièrement en Bourse"
Phrase beaucoup trop simple, qui génère un grand
nombre de sous-entendus, et pose sans le dire un grand nombre d'hypothèses et
de postulats simplificateurs, et conduit tout droit au syndrome
exponentiellologue et autres jugements hâtifs. et l'autre proposition, qui
elle est incontestable : Certaines personnes peuvent, AUJOURD'HUI avec les
nouveaux outils fantastiques disponibles, faire une performance BRUTE de 100%
à 300% par an en Bourse en maîtrisant par ailleurs le risque SI : - Elles
ont les qualités et les compétences requises - Elle y consacrent des dizaines
d'heures par semaine....et en fait font plutôt cela en professionnel à temps
plein - Elles disposent d'un capital à gérer de 1 MF minimum ou alors ont de
quoi vivre par ailleurs - Mais de pas de plus de 100MF
Dans ce cas
là, ces personnes peuvent espérer atteindre au bout de 10 à 15 ans de travail
et d'effort, et de stress accessoirement, une "fortune", un patrimoine de
l'ordre de celle d'un gagnant au Loto, ou d'une poignée
de gagnants.